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Pourquoi les OGM risquent de tuer la bio

 

 

Qu’est-ce qu’un OGM ? C’est un organisme vivant (plante, animal ou micro-organisme) auquel on ajoute un ou plusieurs gènes provenant d’une autre espèce - et parfois d’un autre règne- pour lui conférer une propriété donnée par le gène. On a par exemple inséré un gène de scorpion dans le maïs. Des chercheurs néo-zélandais ont lancé un programme pour insérer un gène humain dans des vaches pour rendre leur lait plus semblable au lait de femme.

 

Deux catégories d’arguments peuvent être avancés :

 

A) Il existe des risques techniques :

 

            1) Une des deux principales techniques consiste à insérer un gène de production de l’insecticide Bt (Bacillus thuringiensis) dans une plante. Un tel OGM Bt secrète l'insecticide en permanence par toutes les parties de la plante. Cela a deux conséquences. Les insectes exposés développeront une résistance beaucoup plus vite encore qu’avec les méthodes actuelles. L’insecticide Bt, naturel, deviendra donc inefficace. Or il est à peu près le seul autorisé par les cahiers des charges de l'agriculture biologique. Le paysan bio sera privé de cet insecticide naturel, voire devra abandonner son mode d’agriculture.

 

            2) La production permanente d’insecticide par chaque plante transgénique tue une grande partie des insectes visés, mais attaque aussi bien d’autres (papillons, chrysoppe, …). Les insectivores bénéfiques (oiseaux, coccinelles, ...) sont alors indirectement intoxiqués par l’ingestion des insectes nuisibles intoxiqués.

            En outre, il est prouvé que la fertilité des insectes "bénéfiques" (coccinelle, abeille, ...) diminue. De ce fait, leur rôle s’amenuise, ce qui est préjudiciable à tous, et surtout au paysan bio voisin.

 

            3) Grâce à leurs contrats de vente de semences OGM et à la technique qui leur est associée, les semenciers sont aussi marchands de maïs, soja, colza. En Amérique du Nord, où ils refusent de séparer les filières, rien n’est sûr. C’est ainsi qu’un agriculteur bio du Sud-Ouest français avait vendu son soja à des Allemands pour en faire du tofu. Or, à la suite d'un contrôle, ils ont constaté que ce soja était partiellement transgénique (OGM). Ce paysan n’a pu avoir aucune garantie auprès de son semencier anglais. En l’absence de séparation des filières, les "bio" risquent de perdre la confiance de leurs clients.

 

            4) Les promoteurs des OGM soutiennent parfois que le maïs et le soja manipulés qu’ils tentent de nous imposer ne peuvent pas se croiser avec des variétés sauvages. C’est oublier les variétés classiques avec lesquelles il est prouvé qu’ils s’hybrident. Dès lors, même si l’on séparait les filières, la dissémination des pollens par le vent fait qu’on ne pourra plus rien garantir en moins d’une dizaine d’années. Quelle sera alors la crédibilité des agriculteurs "bio" ?

 

B) L’achat bio fait aussi écho à des motivations philosophiques, éthiques ...

 

Le choix de l'agriculture biologique répond à des préoccupations  diverses qui s’opposent à l'agriculture transgénique et ses techniques :

            a) Respect de la nature et du vivant :  Les biotechnologies réduisent la Nature à un jeu de construction et les êtres vivants à des unités de production. On a ainsi pris un gène dans un poisson pour le mettre dans la tomate. Ces apprentis-sorciers fabriquent et introduisent dans l’environnement des chimères qui ne sont pas naturelles. Pour la première fois, l’homme se permet de franchir la barrière des espèces.

            b) Hygiène de vie et santé : De récents exemples de santé publique montrent bien que se contenter de parler de principe de précaution ne suffit pas. Il faut l’appliquer. Or, avec le transgénique, nous sommes les cobayes d'une expérience grandeur nature. Certains risques dus aux OGM sont déjà apparus. Par exemple, l’insertion d’un gène de la noix du Brésil qui provoquait de nouvelles allergies ... Fait plus grave, A. Pusztaï, professeur au Rowett Research Institute (Ecosse) a été limogé brutalement après avoir montré des retards de développements de rats nourris avec des pommes de terre transgéniques (cf. notre site sur la toile).

 

            c) Tolérance : La dissémination inévitable des gènes d’OGM contaminera les récoltes, y compris de l’agriculture biologique. Si nous autorisons l’agriculture transgénique, elle rendra impossible les garanties d’une agriculture biologique. Elle est donc hégémonique.

            d) Respect de la biodiversité :  Les biotechnologies ont pour ambition de ne fabriquer que ce qui est le plus rentable. S’il peut exister 10  000 solutions possibles, une seule est la plus rentable. Les OGM diminueraient donc la biodiversité, même s'ils augmentaient les rendements théoriques à court terme.

 

            e) Solidarité avec le tiers-monde : Les OGM sont présentés par leurs promoteurs comme la réponse à la faim dans le monde. Pourquoi les semences transgéniques seraient-elles vendues à des prix acceptables pour les paysans du Sud ? Un don ponctuel (par exemple le riz doré) ne servira qu'à "faire passer" la technique. Quand les biotechnologies se cachent derrière l’alibi humanitaire, ce n’en est que plus méprisable.

 

            f) Rejet de la mainmise croissante des multinationales : Les transnationales des biotechnologies veulent contrôler l’ensemble de la chaîne alimentaire mondiale. Ainsi, avec les brevets de type Terminator de stérilisation des graines récoltées (il en existe une trentaine dans le monde), elles veulent priver les paysans de ce que même le système féodal leur laissait : le droit de mettre du blé de côté pour le semer l’année suivante.

 

            En conclusion, les OGM constituent des risques importants pour les écosystèmes et pour toute la chaîne agro-alimentaire. Même s’ils acceptaient de séparer les filières, les semenciers américains voudraient décrédibiliser la bio. Quand aucun semencier ne pourra séparer le bon grain de l’ivraie transgénique, les producteurs bio seront étranglés, les distributeurs seront floués et il ne restera plus à leurs clients que l’achat industriel !

 

Que  faire ?

Il faut se convaincre et convaincre les autres que le combat contre les OGM dépend de chacun de nous. C’est maintenant qu’il faut s’informer et agir. Vous pouvez reproduire ce tract et le distribuer autour de vous, ... nous rejoindre ou nous soutenir si vous partagez nos opinions.

 

Bio ou biotech, il faut choisir

 

OGM : dangers  6, avenue du Maine 75015 Paris T/F 01.43.73.49.49   http://www.OGMdangers.org

 

INFO: Les aides alimentaires fournies par les O.N.G. proviennent en majorité des U.S.A. et sont constituées principalement de céréales OGM !!

(terrain expérimental humain ?)                        

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