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Voyages et Santé

 

Air pur, neige, soleil, espace, randonnée, ski…

 

L’APPEL DE LA MONTAGNE

 

Eté comme hiver, le milieu climatique montagnard est souvent rude et changeant

et peut s’avérer hostile à quiconque ne cherche pas à le mieux connaître

 

 

 

alpes

 

Les 2 Alpes

 

 

Depuis de nombreuses années, mon ami Claude vit au Luxembourg (altitude : 300-400 mètres). Claude n’est plus un jeune homme mais, battant et fonceur de nature, il se plait dans l’effort. Dans l’effort physique surtout. Il y a quelques années, la fatigue et la dépression l’ont atteint de plein fouet. Puis, se sentant mieux, il a décidé de partir en vacances d’hiver dans les Alpes pour faire du ski. A Tignes (altitude : 2100 mètres). Tout s’est bien passé pendant les deux premiers jours. Au cours du troisième jour, soudainement, Claude s’est senti très fatigué, une douleur lancinante lui broyant la poitrine. Diagnostic médical : infarctus du myocarde. Hospitalisation à Bourg-Saint-Maurice. Rapatriement en ambulance au Luxembourg. Joie d’être vivant…

 

L’organisme fatigué de Claude n’a pas supporté le choc climatique

 

De même, certains coureurs cyclistes participant au Tour de France redoutent les villes-étapes de montagne. Et pour cause : ils ne peuvent trouver le sommeil en altitude !

Il ne s’agit pas ici de quelques cas isolés.

Les conditions atmosphériques très toniques et changeantes du climat montagnard (au-dessus de 1000 mètres) ne conviennent pas à tout le monde. Elles peuvent déclencher divers troubles et poussées aiguës chez les personnes prédisposées (arthritiques, arthrosiques, asthmatiques, bronchitiques et fragiles de la sphère ORL, cardiaques et hypertendus, hépatiques, hypernerveux et insomniaques, etc.).

 

Avant de programmer un séjour à la montagne, il faut s’informer. Et si nécessaire, demander l’avis de son médecin.

 

 

UNE PRIORITE : CONSULTER LA METEO

 

Etre conscient de l’existence des risques en montagne –été comme hiver- est un pas franchi vers la sécurité. Avant d’entreprendre une randonnée pédestre ou à skis, un exercice de glisse pure ou de hors-piste, de canyoning, de deltaplane ou de parapente voire de spéléologie, il est recommandé de s’informer précisément de l’évolution des conditions météorologiques en cours (en hiver, des informations relatives au manteau neigeux et des risques d’avalanches).

Météo-France met à la disposition des adeptes de la montagne, la meilleure information possible, réactualisée plusieurs fois par jour. Une information par téléphone ou par Minitel 3615 Météo : en tapant le nom du lieu où l’on se trouve (département, massif, commune), on obtient un bulletin de prévisions locales à cinq jours.

 

 

LES RISQUES ATMOSPHERIQUES

  

  1. En montagne, les radiations solaires (directes, diffuses, réfléchies) sont plus intenses et plus abondantes en rayons ultra-violets qu’en plaine surtout pendant l’hiver : coups de soleil (actinites) et insolations y sont proportionnellement plus nombreux.
  2. Le vent est souvent sujet à de brusques changements de puissance et de direction suite à des courants d’air ascendants, descendants ou rabattants le long des parois rocheuses ou dans les vallées encaissées. L’action du vent est d’autant plus dangereuse qu’elle est fréquemment associée à d’autres phénomènes météo comme le froid, la pluie ou la neige.
  3. Les orages en montagne sont assez fréquents et habituellement précédés par des vents ascendants très forts. Ils sont plus violents et plus dangereux qu’en plaine : se formant rapidement, ils surprennent souvent les randonneurs qui tardent à se mettre à l’abri. Ces derniers s’exposent davantage à la foudre qui constitue le danger majeur de l’orage (en France : plusieurs centaines de morts chaque année).
  4. Sous forme d’averses parfois diluviennes, la pluie peut provoquer la montée soudaine du niveau des ruisseaux et des torrents, ainsi que le gonflement des cours d’eau souterrains. Persistante, elle peut être à l’origine d’un glissement de terrain ou d’éboulements rocheux. La pluie s’accompagne toujours d’une diminution sensible de la température : un refroidissement brusque peut recouvrir le sol de verglas et rendre tout déplacement périlleux.               
  5. Les précipitations neigeuses particulièrement denses et les brouillards entraînent presque toujours une forte réduction de la visibilité et la perte des repères visuels : ils augmentent ainsi les erreurs d’itinéraire et les risques d’accidents.

  

                                                                                Michel BALLAIS

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