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TOUT SUR le BURKINA-FASO

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Voyages et Santé

 

Pays du Sahel situé au sud du Mali et du Niger…

AU BURKINA FASO, IL FAIT CHAUD TOUTE L’ANNEE

En plus d’un soleil omniprésent, le Burkina subit, pendant les deux tiers de l’année,
les effets d’un alizé continental – l’Harmattan –
qui vient du désert et dessèche tout sur son passage.

burkina faso village

 

Ouagadougou. Février 2005.

Comme chaque année à la même époque, l’Harmattan – vent chaud du nord-est – souffle avec force sur la capitale du Burkina Faso. A tout moment, une brume épaisse et des tourbillons de sable et de poussière obscurcissent le ciel et réduisent la visibilité au niveau du sol. Au sein de la population, le souffle puissant de l’Harmattan dessèche les muqueuses respiratoires, déclenche les crises d’asthme et les allergies, favorise l’insomnie et fait monter l’angoisse chez les asthéniques et les dépressifs. Pendant les moments d’accalmie, l’air devient plus respirable et il n’est plus nécessaire de porter un foulard ou une écharpe de coton pour se préserver la tête et le visage de la poussière. Sous la poussée du vent, celle-ci s’insinue partout, même à l’intérieur des habitations les mieux protégées. Composée d’innombrables et minuscules particules minérales et végétales, elle contient aussi des micro-organismes à l’origine de diverses maladies (méningite, tuberculose, etc..). Microbes et virus se trouvent ainsi disséminés dans tout l’ouest de l’Afrique quand l’Harmattan déferle sur cette vaste région.

Selon les spécialistes, cet alizé continental constitue l’élément climatique le plus marquant de la saison sèche (d’octobre à mai au Burkina). Le plus redoutable aussi pour les touristes européens fragiles de la sphère ORL, asthmatiques ou insuffisants respiratoires, bronchitiques ou allergiques aux poussières. Pour ceux-ci, il serait plus judicieux, selon les autorités médicales, de programmer un séjour au Burkina au début de la saison sèche (octobre -novembre-décembre), période au cours de laquelle l’Harmattan souffle modérément. Période conseillée également à toutes les personnes dites climatosensibles (dépressifs, hypernerveux, insomniaques, etc..) .

47°C…A L’OMBRE !

La région du Sahel s’étire, d’est en ouest, sur la partie sud du Sahara, de la mer Rouge à l’océan Atlantique. Elle étend son emprise sur environ 8 millions de Km2 (25% de la surface de l’Afrique) et englobe partiellement une dizaine de pays : Soudan, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso, Sénégal, Mauritanie, Guinée Bissau, Gambie et les îles du Cap Vert. D’après les scientifiques, le Sahel et sa zone d’influence recouvrent l’ensemble du territoire du Burkina à l’exception de quelques zones situées au sud du pays, lesquelles recevant davantage de pluie, jouissent d’un climat intertropical plus humide.

Sur le plan climatologique, la région sahélienne est caractérisée par une longue période sèche qui dure de 7 à 8 mois au Burkina et une courte saison des pluies (hivernage) dont la pluviométrie est insuffisante pour réduire durablement les effets de la sécheresse endémique. De fin mai à fin septembre, les pluies tombent le plus souvent sous forme d’averses orageuses et torrentielles. Août est habituellement le mois le plus arrosé de l’année. Entre juillet et septembre on enregistre une baisse sensible des températures, mais l’humidité ambiante rend la chaleur plus étouffante.

En fait, saison des pluies et saison sèche varient en durée et en intensité d’une année à l’autre. Seule réalité quasi immuable : au Burkina, il fait chaud toute l’année. Et même très chaud de mars à mai, période pendant laquelle la température oscille souvent entre 40 et 47°C à l’ombre ! Principalement en avril, la chaleur devient torride, difficilement supportable. « En avril, précisent les habitants du pays, le Burkina a une frontière commune avec l’enfer.. »

INFOS SANTE

Le Burkina n’est pas un lieu idéal pour se faire bronzer : il faut se protéger la tête à l’aide d’un couvre-chef et la peau à l’aide d’une crème solaire (crème pour le visage également) car l’intensité lumineuse du soleil et le vent peuvent craqueler l’épiderme et accélérer le vieillissement de la peau. De même, il est fortement déconseillé de boire une eau dont on ignore l’origine. L’hépatite A et l’amibiase peuvent se contracter par l’eau ou la consommation d’aliments crus lavés avec une eau non aseptisée. Si on utilise des comprimés antiseptiques, il faut les laisser agir dans l’eau pendant environ deux heures afin que leur effet soit garanti.. Heureusement, au Burkina, on trouve aussi partout de l’eau minérale en bouteilles plastiques capsulées. Quant aux baignades, elles sont déconseillées en eaux stagnantes pour cause de bilharziose (maladie parasitaire qui affecte le foie, la vessie, l’intestin, etc..).

Pour entrer dans ce pays, il faut être vacciné contre la fièvre jaune. Pour y séjourner longtemps, d’autres vaccinations sont fortement conseillées : diphtérie, hépatite B, méningite, poliomyélite, tétanos, typhoïde. Et, quelle que soit la durée du séjour, il faut se prémunir contre le paludisme ou malaria qui est transmissible par la piqûre d’un seul moustique : l’anophèle femelle, laquelle se tient essentiellement près des cours d’eau, marigots, retenues d’eau, mares, oasis et lieux arborés humides. Sa piqûre est évitable en restant couvert (vêtements amples et légers) et en se protégeant à l’aide de crèmes répulsives (ou vaporisation de « Cinq sur Cinq Tropic » vendu seulement en pharmacie) au niveau des chevilles, du cou et des avant-bras. La meilleure façon de se prémunir consiste à prendre un antipaludéen : Savarine (France) ou Lariam (OMS).

Enfin, il faut savoir qu’en dépit de nombreuses campagnes et de programmes anti-VIH, le sida ne cesse de progresser au sein de la population burkinabé…

Michel BALLAIS
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