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GARE AU COUP DE FOUDRE !

 

En cas d’orage – phénomène impressionnant, dangereux et parfois dévastateur –

le risque de foudroiement peut être évité en prenant

quelques précautions peu contraignantes

 

 eclair

 

Ouvrier du bâtiment résidant à Tarpon Springs dans la banlieue de Tampa en Floride (Etats-Unis), Emory Johnson peu se vanter d’avoir survécu non pas une, mais deux fois… au coup de foudre !

 

La seconde fois a été plus éprouvante que la première pour ce solide américain de 54 ans. En mai 2005, près de Spring Hill, alors qu’il installait un système d’air conditionné dans une villa en construction, une forte pluie d’orage se mit à tomber. Sans perdre de temps, Emory ramassa ses outils et les déposa à l’abri, au premier étage de la villa. Ensuite, il entama sa descente vers le rez-de-chaussée à l’aide d’une échelle en fibre de verre. Soudain, la foudre s’abattit sur un grand pin – haut d’une trentaine de mètres – situé dans le jardin. Après avoir transpercé le conifère de part en part, la décharge électrique fulgurante poursuivit sa course le long d’une canalisation, puis vint heurter de plein fouet la fenêtre à hauteur de laquelle Emory se trouvait. « Il y a eu un bruit énorme, raconta plus tard l’heureux rescapé, j’ai eu l’impression de brûler de l’intérieur et je me suis évanoui. » Quand il reprit conscience, son corps tout entier était secoué par un tremblement continuel. Tremblement qu’il parvint à maîtriser, non sans difficultés, après un long moment de récupération…

 

La première fois qu’Emory a été frappé par la foudre, en 1986, il était assis au volant de son camion à un carrefour. La décharge électrique a brûlé les sièges, grillé le système électrique de son véhicule et l’a laissé aux prises avec toutes sortes de frissons et picotements fort déplaisants à supporter.

 

Aujourd’hui encore, Emory ne comprend pas pourquoi la foudre lui en veut à ce point…

 

UNE DECHARGE ELECTRIQUE FULGURANTE

 

En France, le serveur Météorage comptabilise, chaque année, entre un et deux millions de coups de foudre au sol, chiffre peu élevé comparativement à ceux enregistrés en Floride, en Ouganda (Kampala) ou sur l’île de Java. Les régions les plus touchées sont les massifs montagneux : Alpes du sud au nord (Alpes-Maritimes, Var, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Drôme et Isère principalement), Massif Central (Cévennes, Vivarais, Velay, Forez), Pyrénées. A un degré moindre : le Jura, la Côte d’Or, l’Alsace, la région Lyonnaise, et les Landes. Le nombre record de jours d’orage est détenu par Biarritz (moyenne annuelle : 34 jours), Nice et Grenoble (moyenne annuelle : 32 jours), soit trois fois moins qu’à Miami en Floride.

 

Au sein de l’Hexagone, la période des orages s’étend de fin avril à fin septembre, avec un maximum en juillet-août. Pendant ce laps de temps et selon des statistiques assurément sous-estimées (Dr. Laurent Caumont), la foudre provoque la mort d’une quinzaine de personnes et en blesse plus ou moins gravement une soixantaine d’autres, tue des milliers d’animaux (bovins surtout). Sans compter les dégâts matériels, qui approchent le milliard d’euros.

 

QUAND LA FOUDRE TRAVERSE LE CORPS

 

« Dans tous les cas, un foudroiement est un accident électrique avec passage du courant à travers le corps, explique le Dr. Elisabeth Gourbière, spécialiste des effets des courants sur les êtres vivants. Ce passage et ses conséquences s’appellent l’électrisation,  l’électrocution étant une électrisation mortelle. »

 

Chez l’être humain, les lésions dues à la foudre sont multiples et plus ou moins gravissimes. Le plus dramatique est l’arrêt cardiorespiratoire consécutif au passage de la décharge électrique par le cœur, passage entraînant la mort quasi instantanément. Autre cause de décès : l’arrêt respiratoire suivi d’un arrêt cardiaque (passage du courant par les centres nerveux du cerveau gérant la fonction respiratoire). Dans ce cas, en attendant l’arrivée du SAMU ou des pompiers, il faut pratiquer un massage cardiaque et un bouche à bouche au plus vite. D’où l’intérêt d’avoir suivi une formation aux gestes d’urgence (1)

 

Les autres dommages corporels peuvent être neurologiques (perte de connaissance, amnésie, coma, lésions neuromusculaires, paralysies transitoires ou permanentes, etc.), cardiovasculaires (infarctus, thrombose), sensorielles avec notamment, une perforation du tympan ou l’apparition d’une cataracte. La présence de brûlures peut amener des lésions cutanées plus ou moins importantes. L’explosion produite par l’impact de la foudre peut provoquer également des lésions internes (hémorragies, perforations). Les traumatismes par projection ou chute sont fréquents. Le choc émotionnel est considérable. Il est comparable à celui des victimes d’un attentat ou d’une catastrophe naturelle (syndrome de stress post-traumatique).

 

Heureusement, un certain nombre de foudroiements débouchent sur des troubles bénins. Mais, même dans ce cas, il convient de se faire suivre par un médecin, un ophtalmologiste ou un ORL en fonction des troubles légers ressentis…

 

EVITER LE COUP DE FOUDRE

 

Pour échapper au coup de foudre, il est indispensable de prendre quelques précautions…

 

                                                                                            

 

                                                                                                          Michel BALLAIS

 

                                                                                       (Revue Vie et Santé – juillet/août 1998)

 

 

Une formation faite le plus souvent par la Protection Civile, la Croix Rouge ou les Sapeurs Pompiers. Se renseigner auprès de sa Mairie

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