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La lumière, source d’équilibre et de santé…

 

 

Dépression saisonnière et coups de blues en hiver

 

Les recherches concernant la relation dépression – saison – climat

mettent en évidence une recrudescence des états dépressifs

en période automne – hiver, due essentiellement

à la diminution de la lumière solaire

 

depression

 

Amandine est une jeune femme entreprenante et dynamique. Spontanée, rieuse, imaginative, elle exerce avec passion la profession de représentante en matériel médical. Depuis son enfance, le printemps et l’été sont ses saisons préférées, périodes pendant lesquelles elle peut donner le meilleur d’elle-même. Autant qu’elle s’en souvienne, l’automne et l’hiver  ont toujours engendré chez elle une certaine mélancolie et une baisse de tonus.

 

En fait, rien d’alarmant.

 

Pourtant, au fil des années, mélancolie et baisse de tonus se sont accentuées peu à peu. Désormais, quand vient l’automne, que les jours raccourcissent et que tombent les feuilles des arbres, Amandine sombre dans la déprime. Inexplicablement, elle se sent triste et fatiguée, mange trop, dort mal, ne veut voir personne et se trouve dans l’incapacité d’assumer son travail sans l’apport quotidien des antidépresseurs et autres médicaments prescrits par son médecin traitant.

 

Chose étonnante : son état dépressif disparaît à l’approche du printemps. Plus précisément, au moment où la clarté des jours grandissants devient plus lumineuse.

 

Présentement, Amandine ne prend plus de médicaments au cours de l’automne et de l’hiver. Suivant les conseils de son médecin, elle a recours à des séances quotidiennes de luminothérapie qu’elle pratique chez elle pendant 30 minutes chaque matin. Grâce à cette thérapie peu coûteuse et une meilleure hygiène de vie, Amandine a retrouvé son énergie, un appétit normal, un meilleur sommeil et ne redoute plus la venue de l’hiver…

 

UN TROUBLE AFFECTIF SAISONNIER

 

Le tableau clinique de la dépression saisonnière est semblable, en partie, à celui de la classique dépression dite mélancolique : manque d’énergie, fatigue, tristesse, tendance au repliement sur soi, auto-dépréciation et sentiment de dévalorisation, lenteur et inefficacité dans le travail, etc. Des symptômes bien particuliers donnent également à cette dépression ses caractéristiques spécifiques : tendance à la somnolence et besoin accru de sommeil (sans en tirer aucun bienfait), bouleversement des habitudes alimentaires (forte envie de manger des sucreries) se traduisant par une augmentation de l’appétit avec prise de poids, grande difficulté à se mettre en action le matin avec un ralentissement de l’activité, qui s’accentue au fur et à mesure que la durée et la luminosité des jours diminuent.

 

La dépression saisonnière n’est pas une maladie rare : en France, suivant les régions, elle représenterait entre 5 et 20% de l’ensemble des dépressions. Dans les pays scandinaves, le nord des Etats-Unis et le Canada le pourcentage est encore plus élevé. Et les norvégiens considèrent que ce type de dépression touche à des degrés divers, la quasi totalité de la population installée au nord du cercle polaire !

 

Au voisinage de l’équateur et dans les zones tropicales où la lumière solaire est importante presque toute l’année (sauf pendant la saison des pluies), la dépression saisonnière existe aussi, mais sous une forme atténuée et d’une durée nettement plus courte. De plus, si un individu sujet à ce genre de dépression et vivant en Europe de l’ouest entreprend un voyage transméridien en hiver, son état s’améliore rapidement s’il se dirige vers les zones tropicales alors qu’il s‘aggrave quand il se rapproche du monde polaire (1)

 

CETTE LUMIERE QUI NOUS FAIT DU BIEN

 

Alternative ou complément aux traitements médicaux classiques des états dépressifs, la photothérapie ou luminothérapie compense, en partie, le manque de lumière naturelle dont souffre un certain nombre d’individus au cours de l’automne et de l’hiver, période pendant laquelle la clarté du jour diminue en durée et en intensité. Cette baisse d’intensité provoque un dérèglement de l’horloge interne, ayant pour effet d’augmenter la production de mélatonine (neurohormone qui synchronise l’ensemble des rythmes chrono-biologiques de l’organisme, notamment celui veille-sommeil), augmentation de production responsable de l’apparition de la fatigue, de troubles du sommeil et vraisemblablement d’une certaine mélancolie.

 

La luminothérapie tend à redonner à l’organisme la lumière dont il a besoin. Mise au point entre les années 1980-1990, cette méthode consiste à exposer sa vue à une lumière assez éblouissante, proche de celle d’une journée ensoleillée (de 5000 à 10000 lux). Captée par la rétine de l’œil, cette lumière se transforme en signaux électriques transmis au cerveau en vue de réduire la production de mélatonine.

 

En général, après quelques séances journalières, les symptômes de la dépression saisonnière régressent notablement. Seulement utilisées dans les hôpitaux à l’origine, divers types de lampes de luminothérapie sont disponibles aussi maintenant dans certaines pharmacies ou centres de santé. Egalement au BHV, chez Darty, Ikéa, etc. Pour plus de sécurité et d’efficacité, il vaut mieux choisir un modèle avec le label CE médical, non sans avoir, au préalable, pris conseil auprès d’un spécialiste pour fixer les modalités du traitement à mettre en place (intensité lumineuse, choix du moment et de la durée de l’exposition à la lumière, etc.) (2)

 

 

Dernier point:

 

 Pour éviter « le coup de blues » ou la déprime en hiver, qui touche presque tout le monde certains jours d’automne et d’hiver particulièrement gris, le Dr. Brigitte Blond conseille à chacun de ne pas « … oublier la nécessité de s’exposer quotidiennement à la lumière naturelle du jour.

 

Pour la seule et bonne raison que la carence de lumière naturelle entraîne assez rapidement une baisse de tonus, une fatigue et une somnolence contre lesquelles il est difficile de lutter. » (www.doctissimo.fr / dépression saisonnière)

 

En pratique, cela consiste à s’activer en plein air au moins une demi-heure chaque jour (exposition à la lumière naturelle + oxygène + exercice physique = maintien du tonus).

 

                                                                                                    Michel BALLAIS

 

 

 (1) Climat et Santé n° 2 / 1989

          (2) Consulter : www.doctissimo.fr / luminothérapie  et www.kiria.com

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