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Voyages et Santé

   

MARIE –GALANTE, TERRE TRANQUILLE

 

Petite île de l’archipel de la Guadeloupe, Marie-Galante

attire principalement les vacanciers et les touristes à la recherche

d’un lieu où ils pourront jouir, en toute quiétude,

des bienfaits de l’eau, de l’air et du soleil

 

 

Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Mardi 13 juillet 1982.

 

Aujourd’hui, nous empruntons - mon épouse et moi – le bateau de transport régulier reliant la capitale économique de la Guadeloupe à l’île de Marie-Galante. Emile, un ami antillais, nous sert de guide. Durée du voyage : une heure et demie (45 minutes aujourd’hui) quand les eaux de l’Atlantique sont calmes. Ce matin-là, ce n’est pas le cas. Les flots agités secouent durement l’embarcation et nous donnent le mal de mer. Il faut se cramponner aux bancs pour ne pas se retrouver le nez par terre et conserver à portée de main un seau pour vomir à loisir !

 

Après deux heures et demie d’une navigation particulièrement pénible, nous débarquons enfin à Grand Bourg, port et ville principale de Marie-Galante. En retrouvant la terre ferme et sous les effets conjugués de l’air marin et du soleil, nous récupérons rapidement. Le temps de louer une voiture et nous voilà roulant en direction de Saint-Louis en vue de faire le tour de l’île (environ 60 km).

 

carte marie-galante

 

 

UNE EXPLORATION MOUVEMENTEE

 

Un peu après Saint-Louis, nous suivons un sentier pédestre qui conduit au bord de mer. Nous débouchons sur la magnifique plage de Vieux Fort : celle-ci est déserte, parsemée de superbes coquillages dont nous emporterons quelques exemplaires en souvenir de ce lieu.

 

Tout en cheminant sur le sable fin de la plage, mon épouse ramasse sur le sol quelques petites « pommes » vertes qu’elle commence à croquer. Aussitôt, notre ami guadeloupéen intervient. « Attention, prévient-il avec force, le fruit du mancenillier est un poison ! » Mon épouse recrache immédiatement ce qu’elle n’a pas encore avalé. Soulagé, Emile retrouve son sourire habituel. Inexplicablement, il va quand même passer sa langue sur un morceau du fruit-poison pour savoir quelle saveur a celui-ci !

 

Quelques minutes plus tard, Emile et mon épouse ont la bouche en feu. Un agriculteur marie-galantais qui travaille non loin de là nous vient en aide. Son conseil ? D’abord se rincer la bouche avec de l’eau de mer, puis en absorber quelques gorgées. Ce n’est pas un remède miracle mais un antidote suffisant pour atténuer la brûlure et les effets du poison. Il nous permettra de continuer, tant bien que mal, notre périple autour de l’île (Gueule Grand Gouffre, Caye Plate, Sentier des Falaises, Capesterre, Château Murat) avant de regagner Pointe-à-Pitre par la voie des airs (durée du vol : 15 minutes)

 

Précision utile. En 1982, à Marie-Galante comme dans toutes les îles voisines, il n’y avait pratiquement pas de pancartes signalant les dangers que présente le mancenillier.

 

Aujourd’hui ce n’est plus le cas.

 

Depuis 1982, Marie-Galante s’est adaptée, développée, métamorphosée. Cette île accueillante, moderne, est capable de procurer à ses visiteurs et aux touristes tout ce qu’ils sont en droit d’attendre au plan sécurité et confort, sanitaire et culinaire, passe-temps et délassement, activités sportives et culturelles afin que leur séjour soit à la fois agréable, paisible, reposant et aussi vivifiant que possible, au contact des agents naturels anti-stress, bénéfiques pour la santé, que sont l’eau, l’air et le soleil.

 

Et, comme « cerise sur le gâteau » (ou plutôt « sur la galette »), l’accueil chaleureux, la gentillesse et la joie de vivre des habitants de la Caraïbe.

 

SOUS  L’EMPIRE DES ALIZES

 

Située dans la zone tropicale à la bordure ouest de l’océan Atlantique (à environ 7000 km des côtes de la France métropolitaine et 2000 des côtes vénézuéliennes), l’île de Marie-Galante (158 km2) fait partie de l’archipel et département français de la Guadeloupe. Cette île, ronde et plate, surnommée « la grande galette », jouit d’un climat tropical maritime chaud, humide, ensoleillé, au sein duquel l’exposition au vent joue un rôle important.

 

Au niveau de la mer, la température moyenne annuelle enregistrée est supérieure à 25°C (Ajaccio 15°C), indice d’une absence de saisons thermiques contrastées et de l’existence d’une chaleur ambiante élevée sur ses rivages presque toute l’année. Chaleur élevée heureusement tempérée par les alizés qui soufflent sur les Antilles environ 300 jours par an.

 

En réalité, Marie-Galante vit non seulement sous l’empire d’un chaud soleil tropical mais aussi des vents Est-Nord-Est porteurs d’humidité qui rafraîchissent l’atmosphère en toutes saisons. Ces vents constants plus ou moins forts sont particulièrement sensibles sur les côtes nord-est, lieux où les vagues de l’océan viennent s’écraser avec fracas contre les falaises en formant des gerbes d’écume jaillissantes. Lieux sauvages, propices à l’implantation d’éoliennes. Lieux sans plage où la baignade n’est pas autorisée ; mais lieux où les vents marins puissants et vivifiants sont de nature à améliorer l’état de santé des promeneurs surmenés, anémiés, asthéniques ou convalescents dont l’organisme a besoin d’être stimulé et de recevoir un supplément d’oxygène (bains d’air). Par contre, les hypernerveux, insomniaques, dépressifs, bronchitiques et/ou fragiles de la sphère ORL ainsi que les rhumatisants trouveront refuge de l’autre côté de l’île, en des lieux où les vents marins d’intensité moyenne seront plus favorables à leur état de santé : vents toniques (région des plages de Capesterre et Anse de Vieux Fort) ou toni-sédatifs (région des plages entre Grand Bourg et Saint Louis).

 

A l’intérieur des terres, on découvre de vastes champs de canne à sucre et sur les routes on rencontre encore d’antiques charrettes tirées par des bœufs, qui servent de moyen de locomotion et de transport aux agriculteurs. Malgré un relief peu accentué, on y trouve toujours la possibilité de se mettre à l’abri du vent ou du soleil si nécessaire.

 

Sur l’île de Marie-Galante, il pleut souvent. Les précipitations se manifestent généralement sous la forme d’averses soudaines, abondantes et de courte durée. Après l’averse, le ciel se dégage et le soleil reparaît. Toutefois, en octobre-novembre les pluies y sont plus denses et plus durables : ce n’est pas le meilleur moment pour séjourner dans l’île.

 

photo plage marie-galante

 

 

CLIMAT ET SANTE

 

Au moment d’effectuer un séjour à Marie-Galante, il convient de s’informer et de prendre quelques précautions afin d’éviter divers désagréments touchant la santé

 

 

                                                                                                               

                                                                                                                Michel BALLAIS

 

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